Date de l’article: 12/01/2010 |
Auteurs: Lucie et Caroline |
Au cours de la semaine du 12 Octobre au 18 Octobre 2009, nous avons eu la visite d’un écrivain français : Xavier Bazot. Rencontre avec les collégiens Dans un premier temps, les 3e et les 4e se sont regroupées au CDI pour l’interviewer. Voici ce que nous en avons retenu : La mission Stendhal Xavier Bazot a obtenu une bourse auprès du Ministère des Affaires Etrangères pour visiter assez longuement un pays dans le but de nourrir son œuvre littéraire : c’est la mission Stendhal. Il prend des notes au cours de ses visites, et écrit à partir de ses notes des lettres à sa famille restée en France. Mais à aucun moment il ne songe à publier ces textes qui sont du matériau non-littéraire, à partir duquel, ensuite, il va élaborer des textes (nouvelles, romans) des mois, voire des années ultérieurement. Il ne se définit pas comme un écrivain voyageur. Il se montre méfiant vis-à-vis de la littérature de voyage, plus documentaire que littérature à ses yeux. Cependant, le voyage au même titre que d’autres expériences humaines, peut nourrir son œuvre. Il en cours d’apprentissage de l’Indonésien et ce pays qu’il découvre lui semble intéressant, particulièrement les habitations, très diverses, et la peinture balinaise, qui n’a pas recours à la perspective, mais dans laquelle il lui semble qu’il y a de la danse. Le métier d’écrivain Par choix, il n’exerce pas d’autre métier que celui d’écrivain, auparavant il a travaillé chez Emmaüs. Il trouve qu’il y a beaucoup de difficultés à écrire chez soi-même, car il n’y à pas de territoire propre, La vie privée empiète sur le travail. Il y a des phases où la construction de son texte stagne, durant ce temps le texte se développe au fond de sa conscience. Cette phase de maturation très souterraine peut être longue mais aboutit enfin au livre. Le fait d’écrire lui procure à la fois une forme de jouissance et un sentiment de labeur, de gêne. Le déplaisir de travailler se mêle à la nécessité d’écrire. Il évoque le film « La Tortue sur le dos » dans lequel le personnage de l’écrivain est en souffrance lorsqu’il n’écrit pas, où il respire à grand’peine, quasi-asphyxié par l’absence d’écriture qui constitue comme son oxygène. Son style Deux nouvelles ont été étudiées en classe : Pluies de Mousson / Vézelay-Kerak Il choisit de mettre le mot-clef d’une phrase à la fin, inverse volontairement, ce qui peut déstabiliser le lecteur : la littérature n’est pas la langue ordinaire. Il écrit souvent de longs paragraphes composés d’une seule phrase dans lesquels il déploie tout un tableau devant les yeux du lecteur. C’est pour la même raison qu’il emploie le présent. Sortie à Pasar Inpres Le 14 octobre, les élèves de 4° et 3°, accompagnées par l’écrivain Xavier Bazot et leur professeur de français, sont sorties dans le secteur de Pasar Inpres pour recueillir des impressions diverses sur le milieu local. Ce temps de découverte partagé a également permis d’évoquer le ressenti des uns et des autres sur la vie en Indonésie. Ecriture de nouvelles Après une séance d’atelier d’écriture en présence de Xavier Bazot où il a été questions des divers procédés par lesquels rendre une impression sur un lieu donné, les élèves ont écrit chacune leur nouvelle basée à Balikpapan. Les productions, très diverses, reflètent bien les différentes sensibilités des classes. Elles seront envoyées à l’écrivain qui nous fera parvenir en retour ce qu’il aura écrit autour de son séjour à Balikpapan. |