Dans le cadre d’un itinéraire de découverte (IDD), les élèves de 5ème et 4ème sont allés 3 jours dans le delta de la Mahacam pour y étudier la faune, la flore, l’activité humaine et son impact sur le milieu.
La CIME
Introduction :
La CIME, construction d’instruments mécaniques et électriques, est une entreprise qui a été créée le 22 mai 2002 et qui est spécialisée dans la réalisation d’armoires qui contrôlent toutes les informations de ce qui se passe sur les GTS. Il contrôle la pression, la température, le débit. Il y a aussi pour la un détecteur de fumée de feu et de fuite de gaz.
La sécurité :
Comme dans toutes les entreprises, la CIME a des règles de sécurité : en arrivant nous avons du remplir une feuille avec notre nom, notre signature … Puis nous avons eu le droit a une séance sur la sécurité de la CIME : emplacement du « muster point » et interdictions à respecter dans la CIME.
Localisation des habitations :
La CIME se trouve dans le delta de la Mahakam (Bornéo, Indonésie) sur la berge en face du CPU de TOTAL INDONESIA.
Les habitations sont sur pilotis car la rivière monte de 1 mètre à 1 mètre 50 lors des marées hautes.
La CIME, perdue dans le delta, s’auto approvisionne en eau (il y a un puit et une station d’épuration des eaux) et en électricité (groupes électrogènes).
Il y a deux zones d’habitations : une pour les ouvriers de la CIME et une pour les invités. Il y a une zone de travail, pour la création des armoires, une zone de restauration, un dock pour les 2 bateaux, une mosquée et bien sur un terrain de badminton !
Les habitations où nous avons logés :
Le travail et les ouvriers :
Il y a de 40 à 60 ouvriers (selon les commandes) qui travaillent à la CIME, la plupart d’entre eux sont des indonésiens et seul le directeur de la CIME, Fernand Soonekindt, et un ingénieur, sont des expatriés français.
Les ouvriers ont deux semaines de travail et une de repos. Les ateliers de la CIME se situent au milieu du delta mais le bureau principal se trouve à Balikpapan, à deux heures de route. Les armoires sont donc construites dans le delta proche des gisements. La réalisation d’une armoire normale dure une semaine et trois semaines pour une grande armoire.
C’est l’entreprise CIME qui nous a accueillis dans ses locaux lors de notre séjour. Nous en garderons un très bon souvenir ! Nous remercions vivement Fernand, le directeur.
Auteur : Paul JEANNET
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Le RIG
Introduction :
Le 2eme jour de notre sortie, nous sommes allés sur le RIG « Maera X 101 » qui se situe à environ 45 minutes de la CIME où nous étions hébergés. Le RIG était alors en manœuvre.
L’utilisation du RIG :
Le RIG est un chantier de forage, c'est-à-dire qu’il perce un trou dans le sol pour capter un réservoir d’hydrocarbures. On laisse à la fin une tête de puit qui pourra être reliée à un GTS afin d’être exploitée. Les réservoirs sont définis après plusieurs tests faits par la compagnie SCHLUMBERGER.
Les types de RIG :
Dans le monde il y a 5 types de RIG qui sont : les lands RIGS (pour forer sur terre), les swamps barges (pour forer entre 0 et 10 mètres de profondeur d’eau), les jacks up RIG (pour forer entre 10 et 100 mètres de profondeur d’eau), les semi-submersibles (pour forer jusqu’à 3000m de profondeur d’eau) et les bateaux de forage (pour forer à plus de 3000m de profondeur d’eau.(voir photos). Le RIG visité est un swamp barge.
La sécurité sur un RIG :
La sécurité sur un RIG est très importante, d’ailleurs le slogan de Total est « security first >>. TOTAL s’efforce de faire le maximun pour éviter tout accident, cependant trois jours plus tôt, un ouvrier s’est cassé le bras. Il nous est imposé de mettre le PPE (personal protective equipement) qui est composé de chaussures de sécurité, lunettes, casque, bouchons d’oreille et chemise à manches longues en coton). A l’arrivée nous devons aussi regarder une vidéo sur la sécurité. En cas de problème, comme le blowout ou fuite de gaz, le chef à l’autorisation de faire évacuer le RIG ou d’arrêter le travail.
Les différentes parties du RIG :
Il y a sur RIG un derrick avec le travelling block qui fait des aller-retour et enfonce les tuyaux en donnant un mouvement de rotation. En bas du derrick, il y a une salle de contrôle du travelling block qui gère la descente. En bas du plancher de forage il y a un blowout preventer (BOP) ou un diverteur.
Sur le RIG , il y a aussi un quartier d’habitation, de vie et des bureaux. Entre les quartiers de vie et le plancher de forage, il y a une zone de stockage de tuyaux et autres outils. Sous la zone de stockage, il y a la pompe à « boue » et le séparateur de boue et des copeaux.
Sur le quartier d’habitation il y a un hélideck et deux grues. Autour du RIG, plusieurs barges sont accouplées et servent à stocker les tuyaux, le ciment et à recevoir les déchets.
Comment forer :
La fin de la visite :
A la fin de la visite, le chef du RIG, Jean Luc, nous a montré un film sur l’accident de « Piper Alpha » en mer du nord. Ce fut l’accident le plus grave et le plus médiatisé de plateforme de production et cet accident a provoqué une polémique et a permis de faire changer les régulations de sécurité dans le monde entier.
A la fin du film, nous sommes allés manger rassurés : le travail des foreurs est très physique mais le quartier de vie est plutôt agréable et la nourriture y est bonne !
Auteur:
Christopher Renaud
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CPU (central processing unit)
INTRODUCTION :
Nous allons vous présenter la visite du CPU.
Le CPU se situe dans le Delta de la Mahakam.
Le CPU est une installation industrielle servant à collecter l’ensemble de la production de plusieurs gisements de gaz avant de l’envoyer vers une usine de liquéfaction via un pipeline. Il est constitué de 3 parties : la partie habitat, la partie bureau et la partie usine.
Pour y accéder on utilise soit un bateau, soit un hélicoptère car le CPU possède un héliport.
SECURITE :
« Safety first » est le mot d’ordre.
Le port du gilet de sauvetage est obligatoire sur les bateaux.
Dès notre arrivée, il faut regarder un film sur la sécurité. Puis on nous distribue un badge après avoir rempli un questionnaire de santé.
Il est obligatoire de porter une tenue de sécurité: une chemise rouge de Total, des chaussures de sécurité, des lunettes de protection, un casque, des bouchons d’oreilles.
LA PARTIE HABITAT :
La partie habitat est plutôt agréable,
ainsi que les jardins. Il y a des chambres,
un très bon restaurant, un terrain de tennis, une salle de sport, une salle de musique et une vidéothèque. Il existe aussi une mosquée. |
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RYTHME DE TRAVAIL :
Les Indonésiens qui travaillent au CPU y restent durant 2 semaines car ils habitent plus près que les français expatriés venant de France qui eux travaillent au CPU 4 semaines d’affilée.
LA PARTIE BUREAU :
Dans un autre bâtiment, il y a des bureaux et des salles de réunions. Il y a aussi une salle de contrôle qui surveille toute la partie usine et qui, en cas d’alerte, prévient tous les ouvriers par des sirènes spécifiques. Le point de rendez-vous, en cas de problème, est le « Master Point ».
LA PARTIE USINE :
Ensuite, il faut changer de badge pour qu’en cas d’urgence on sache où sont les ouvriers.
Le CPU reçoit les productions venant des GTS.
Les GTS servent à collecter le gaz et le pétrole provenant des puits pour l’amener par pipe line au CPU. Ils sont contrôlés par des armoires de contrôle fabriquées par l’entreprise CIME. Le gaz est ensuite traité. On sépare les parties liquides (condensât) des parties gazeuses. Puis on compresse le gaz qui sera ensuite envoyé à l’usine de Bontang, se trouvant à environ 200 Km plus au nord, où il va se faire liquéfier.
Auteurs : Marine FAUGERAS et Adèle PAYER
Tani Baru, une école posée sur l’eau
Les élèves nous accueillent chaleureusement sur le ponton de l’école.
Après avoir navigué plusieurs heures dans les méandres du delta, nous sommes surpris de trouver l’école de Tani Baru perdue au milieu des parcs à crevettes. Cette école existe depuis 1981. On y accède seulement par bateau. L’entreprise Total a participé à la construction des nouvelles classes. Les élèves viennent des villages aux alentours avec 3 bateaux loués par l’école. Il y a 9 professeurs, 9 classes et environ 220 élèves.
La maîtresse donne un cours d’écriture |
Nous posons avec la classe SMP 2 (4 ème) |
Comme dans la plupart des écoles indonésiennes, les élèves suivent des cours de 7h30 du matin à 1h30 de l’après-midi. Ils partent en vacances 1 mois chaque semestre. Dans les classes, les élèves sont regroupés par niveaux. Elles sont toutes mixtes et il y a environ 25 élèves par classe. La plus importante a un effectif de 47.
Elle possède une salle informatique équipée par Total, mais il n’y a pas d’accès à internet ni personnel formé…
C’est la bibliothèque, très peu alimentée en livres, qui sert aussi de salle de prières. |
Nous faisons une partie de volley avec les enfants sous le soleil. |
Le terrain de sport sur pilotis est entouré de hauts filets qui empêchent les ballons de tomber dans la Mahakam ou dans les parcs à crevettes.
Les élèves portent un uniforme rouge et blanc, celui des professeurs est généralement de couleur kaki.
La classe du CE2
Les matières enseignées sont : l’indonésien, les mathématiques, l’anglais, l’art plastique, l’histoire géographie, le sport, les sciences et l’éducation civique. C’est l’école qui fournit aux élèves les livres et le matériel scolaire souvent insuffisants d’après les professeurs.
Le matériel scolaire est fourni par l’école. |
La classe SMP 3 (3°) |
Après la 3ème, les élèves vont, quand ils le peuvent, à Samarinda pour poursuivre leurs études.
Si un élève est malade, il doit aller à Tambora qui est à 2 heures de bateau.
L’école est alimentée en électricité par un générateur. Cette école est entièrement construite sur pilotis.
Autour, il y a quelques maisons où habitent les professeurs et de nombreux parcs à crevettes. Les parents des élèves sont généralement des éleveurs de crevettes ou des pêcheurs.
Nous avons été très touchés par l’accueil des élèves et de leurs professeurs. Nous avons fini la visite par une collation offerte par les élèves qui voulaient nous faire goûter aux spécialités locales. Nous leur avons offert à notre tour des fournitures scolaires et des ballons de football.
Auteurs : Emma JACQUET et Léa BATOT
Kutai Lama, le village des Sultans
Kutai Lama est un village sur les berges du delta de la Mahakam. Il héberge environ 1000 habitants. Il existe depuis plus de 484 ans. Toutes les maisons ou presque sont construites sur pilotis le long du cours d’eau.
A Kutai Lama , les jeunes sont nombreux. Ce qui est étonnant, c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’agriculteurs. Les villageois sont surtout pêcheurs, navigateurs ou mineurs.
La population est constituée de différentes ethnies indonésiennes (Badja, Bugis, Javanais, Dayak,…).
Les Bugis y sont majoritaires.
Éducation
Il y a une école mais elle s’arrête à la fin du collège. Pour continuer leurs études, les élèves doivent aller à Samarinda, grosse ville située plus en amont sur le fleuve Mahakam à plus de 2 heures. Mais peu de jeunes poursuivent leurs études.
Des enfants jouant sur un pont
Religion
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Les habitants sont musulmans mais il y a tout de même une toute petite minorité de chrétiens dans le village. Il y a plusieurs mosquées à Kutai Lama.
La civilisation indonésienne a commencé à Kutai Lama. Ceci est vérifié par la découverte d’un écrit en Sanskrit et Pallawa gravé sur 7 pierres. Les relevés, datant du 5e siècle racontent une cérémonie religieuse arrangée par le roi Mulawarman, le fils du roi Aswawarman et le petit fils du Maharaja Kudungga.
Une des grandes fêtes est celle célébrant« l’Islamisation des indonésiens à Kutai Lama ».
Ce jour là, un immense serpent est amené par bateau depuis la ville de Tenggaron, plus au nord de Samarinda. C’est une grande fête qui rappelle que le serpent est l’animal de compagnie des Sultans. A Kutai Lama, il existe un habit traditionnel qui n’est porté que lors des grandes cérémonies. |
Les Sultans
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Le plus ancien Sultan, enterré à Kutai Lama, était Aji Batara Agun Dewa Saktri (1300-1325). Le Sultan qui a régné le plus longtemps est Aji Raja Mahkota (règne de 75 ans). Il y a eu 20 Sultans qui se sont succédés.
En septembre 2002 le sultanat a été restauré et le Prince de Kutai , Aji Pangeran Praboe Anoem Soerya Adiningrat, a été couronné Sultan sous le nom de Aji Muhammad Salehuddin.
Ci-contre la tombe de Aji Raja Mahkota . |
Auteurs : Lucie BENEVISE et Valentine JACQUET
La Flore et la Faune
Au cours des différentes visites dans le delta, nous avons pu observer la faune et la flore caractéristique de ce milieu. En voici quelques spécimens :
I La Flore :
Le Nipa : un palmier au tronc assez court qui pousse les pieds dans l’eau.
Le rhizophora : cet arbre possède un grand nombre de racines aériennes (pneumatophores).
II La Faune :
Singe nasique
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aigle pêcheur
(Haliastus indus) |
petit héron
(Butorides striatus) |
grande aigrette
(Casmerodius albus)
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hirondelle
(Hirundo tahitica) |
canard
(Anas querquedula) |
martin pêcheur
(Pelargopsis capensis) |
varan ( Varanus salvator)
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périophtalme : il ne sait pas nager mais il peut faire des bonds (1m).
Il possède des branchies mais il passe le plus clair de son temps
hors de l’eau à guetter ses proies.
Il possède de petits sacs spongieux situés sous les branchies,
qui font office de poumons permettant de respirer dans l’air. |
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Poisson «trompette » |
Crabe |
Auteurs : tous les élèves.
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Evaluation de la déforestation du delta de la Mahakam
I Méthode d’évaluation :
Nous avons eu des photos d’images satellites du delta de la Mahakam qui ont la même échelle : une de 1986 et une autre de 2006. Nous avons superposé et découpé ces photos en ne laissant que la terre.
1986
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2006
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Après avoir pesé la photo de 2006, nous l’avons recoupé en ne laissant que les zones de forêt (zone rouge).
2006
après découpage |
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partie découpée correspondant à la zone
d’élevage de crevettes ( zone verte) |
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En faisant la différence des masses de la photo de 2006 (avant et après découpage), nous avons obtenus la masse de la partie découpée qui correspond aux zones des parcs à crevettes.
II Résultats :
On a répété 2 fois l’opération, pour atténuer les erreurs de découpage :
Masse de la photo de 2006 |
1ère pesée |
2ème pesée |
Somme des 2 pesées |
m1 (avant découpage) |
1,8 g |
2,2 g |
4 g |
m2 (après découpage) |
0,9 g |
1,1 g |
2 g |
Différence : m1-m2 |
0,9 g |
1,1 g |
2 g |
III Interprétation des résultats :
(m1-m2)/m1=0.50 soit 50%
La masse des photos est proportionnelle à la surface qu’elle représente.
En 2006 les parcs a crevettes ont donc pris la place de 50% de la forêt de la photo de 1986.
IV Extrapolation :
En 20 ans, de 1986 à 2006, la partie du delta, observée sur nos photos, a perdu 50% de sa zone forestière. A ce rythme là, en 2026, cette partie du delta aura perdu toute sa forêt !
Auteurs : Christopher RENAUD et Paul JEANNET |