« Balik » on the RIG (les appareils de forage)

Date de l’article: 16/02/2010

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Auteur: A. MARCHAL

Il fait déjà beau à 6h30 quand nos petits 5èmes montent dans le bus à destination de la base Handil II. Un privilège pour notre petite équipe que d’être accueillie en ce 8 février 2010 sur le RIG Rassai (un jack up rig  d’extraction en mer) dans l’embouchure de la Mahakam.

Ici, tout le monde travaille pour le gaz et le pétrole. Papa part parfois pour une quinzaine. Mais que fait il là bas ? Avec qui travaille t il ? C’est quoi, son travail ? Impatient, nous montons dans le « sea-truck » ( le bateau) qui va nous mener sur la plateforme de forage : une « petite ville » flottante. Bienvenue à bord…

Oups ! Y a des plantes sur les passerelles, de la déco sur les murs, des cabines, un restaurant, une salle de jeu, la télé, le billard.

Avant de faire notre petite tournée des différents lieux, nous nous équipons : chaussures renforcées, veste, casque, lunettes, gants : sécurité oblige ! Nous allons découvrir le quartier de vie, les cabines géologiques qui dirigent le forage, le mât, le plancher de forage, la tête de puits, le circuit de la boue, l’unité de cimentation, la salle des moteurs, la salle des pompes… Ici, à Balikpapan, Total exploite du gaz sur 6 champs avec plus de 100 puits et 5 terminaux qui « nettoient » le gaz. Ce dernier est acheminé au nord de Kalimantan avant d’être principalement exporté au Japon.


« Posez toutes les questions que vous voulez, il n’y a pas de questions bêtes » nous lance Thierry, notre foreur accompagnateur et organisateur de ce moment rare. Il sait tout…lui !

Et puis les mots s’entrechoquent : le derrick, le générateur électrique, la boue de forage, le bit en diamant, le dril ou la tige masse, le cuvelage, la table de rotation, les pompes…. Une technicité qui nous est étrangère, une précision dans les gestes de travail des foreurs, une sécurité de tous les instants (le muster point, lieu de rdv en cas d’alarme est toujours présent dans les esprits). Le chef de RIG est d’Afrique du sud, de Captown ….. Il nous raconte son mois à bord non stop avant de rentrer voir sa famille pour un mois de repos. Il nous raconte ses journées sans fin, cette rotation permanente des machines et des hommes 24h sur 24, cette surveillance de tous les instants. Où va le gaz ? Comment fixe t on la tête de forage ? Comment fait-on pour faire monter le gaz ? A quoi ça sert, les boues ? Comment fait-on pour forer un puit de pétrole ou de gaz ?

L’outil de forage est descendu au bout de tiges de forages vissées entre elles, petit à petit.

Une rotation du diamant permet la découpe de la roche (« comme une perceuse, dit Paul »), la boue de forage est ensuite pompée. Elle assure aussi la stabilité des parois.

Le « trou » creusé, on descend un « casing » (tuyau, cuvelage métallique qui sera cimenté) à au moins 60m. On peut ajouter des casings successifs en fonction de la profondeur du réservoir (jusqu’à 5000m). Puis on évalue la qualité du réservoir de gaz (caractéristique de la roche, porosité, densité, pression, radioactivité, type de fluide : c’est le logging. On installe dans le réservoir un nouveau casing et le puit est prêt à être relié aux installations de production de surface (pompage et évacuation dans les pipe-lines).

Après deux heures de visite, d’explications, d’observation des recoins, des treuils énormes, nous allons enfin à la cantine de bord : steak- frites. Youpi…

Quelques explications complémentaires encore et nous rentrons par les canaux du delta de la Mahakam. Un univers où l’eau est toujours marron par les alluvions que la rivière draine sans cesse. Quelle journée ! On était à l’école de l’entreprise de papa et on a bien ri, bien mangé, bien appris.

Quand Papa saura ça !

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